Interview autour du débat sur la faculté de médecine

Hier une correspondance nous est arrivée par le journal Salam-infos qui s’interroge comme tout citoyen sur la sortie médiatique du ministre de l’enseignement supérieur et son collègue de la santé publique sur la suspension de la faculté de médecine. Répondant à leur question, voici ce que nous pensons…

Salam-infos : quel commentaire faites-vous de la suspension de la faculté de médecine de votre l’Université ?

Communication de l’UNEK : Merci pour l’opportunité que vous m’offrez afin que puisse m’exprimer pour un tant soit peu au sujet de ce que j’apprends comme vous, sans qu’aucune correspondance officielle ne me soit adressée par les ministères de tutelles. A votre avis quel commentaire devrions nous faire. Le débat autour de la faculté de médecine de « notre université » (comme vous le dites) n’est pas d’aujourd’hui. Après avoir eu une autorisation de délocalisation dignement signé par le ministre de l’enseignement supérieur, en ce temps le Pr MACKAYE HASSANE TAISSON le 27 septembre 2017, si d’autres pensent  abroger cela, c’est à eux de vous en faire le commentaire.

J.S-I : Cette sanction ne jette-t-elle pas des discrédits sur l’ensemble des facultés de l’université ? 

Com de l’UNEK : Le 11 de ce mois au CNRD, nous avons assisté à la remise au ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation du rapport d’inspection et d’évaluation des établissements privés d’enseignement supérieur du Tchad. L’Université Emi Koussi est classée par l’Inspection parmi les cinq (5) meilleures Universités privées du Tchad, au milieu de celles qui fonctionnent depuis des vingtaines d’années. Deuxièmement, aucune faculté de « notre Université » ne fonctionne dans l’illégalité. Donc, je ne sais d’où viendrait le discrédit dont vous parlez. Puis que selon la commission d’inspection elle-même, la légalité de fonctionner est un des critères d’évaluation.

J.S-I : Quand on vous suit, on comprend que vous vous en prenez à l’ordre des médecins qui serait jaloux de vous…

Com de l’UNEK : La faculté de médecine forme des africains, au plus précis des tchadiens au service des tchadiens et de l’Afrique. Par an des centaines de milliers des tchadiens partent se soigner en Tunisie et d’autres sont même référés par voie diplomatique dans ce pays. Nous avons simplement eu le courage et le réflexe d’aller emprunter se savoir-faire pour nos compatriotes et pour notre pays. D’ailleurs, comme le fait toutes les Universités du monde y compris celles de chez nous, privée ou publique. Fermer la Faculté de médecine de l’Université Emi Koussi, n’est pas forcement allé à l’encontre d’Allal-Ridy KONE en tant que citoyen lamda tchadien. La question c’est plutôt qu’en la fermant, qu’est-ce que chacun de nous aurait gagné. En âme et en conscience, que nous tous cherchions où se trouve la vérité et le bien de la Nation.

J.S-I : Quel sort pour les étudiants qui ont déjà passé deux ans ?

Com de l’UNEK : La dernière fois lors de la restitution du fameux rapport auquel même nous les concernés n’y étions pas conviés, j’ai suivi le ministre de la santé dire qu’ils vont s’occuper des étudiants. Mais pour l’instant, nous n’avons aucun acte officiel venu des ministères de tutelle nous demandant de suspendre. Donc nous ne serions vous parler du sort des étudiants.

                                                                                                                         HAM-LONA SEMKADI Laurent

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