Les conventions de l’Université Emi Koussi avec les hôpitaux des provinces du Sud

Dans le cadre de ses responsabilités, l’Université Emi Koussi par la voix de son vice-président, du Secrétaire Général et du chef de département de sante ont effectué une mission de travail qui les a conduits vers le grand Sud du pays du 01 au 09 mars. Le service de communication de l’Université Emi Koussi s’est fait le plaisir de soumettre le vice-président de l’Université Emi Koussi Dr BEASSOUM Casimir à l’exercice de questions-réponses afin de vous en faire un état de lieu de cette mission.

 Service communication (SC) : Monsieur le vice-président de l’Université Emi Koussi, Dr BEASSOUM Casimir dans le cadre de vos responsabilités vous avez effectué une mission de travail qui vous a conduit vers le grand Sud du pays du 01au 09 mars, pourriez-vous nous situer l’itinéraire de votre mission ?

Vice-Président de l’UNEK (vp Unek) : Merci. Du 01 au 9 mars nous avons entrepris d’effectuer une mission dans les localités suivantes : nous avons d’abord commencé par le Mayo Kebbi/Est avec le chef-lieu de la province Bongor. Du Mayo Kebbi/Est nous sommes allés au Mayo Kebbi/Ouest en passant par une partie de la Tandjilé c’est-à-dire Kélo. Nous avons travaillé avec les délègues sanitaires des provinces desdites localités. De là nous avons remonté notre trajet pour arriver au Mandoul pour travailler à Koumra ; du Mandoul nous sommes revenus dans le Logone Orientale pour travailler à Doba et en fin nous sommes arrivés dans le Logone Occidentale pour travailler à Moundou.

SC : Quel était, monsieur le vice-président, le but ou l’objectif de cette mission ?

Vp Unek : L’objectif principal de la mission est de nouer des conventions des stages soit avec les délégations provinciales sanitaires soit avec les hôpitaux de ces provinces afin de faciliter à nos étudiant qui sont en sage-femme, en biomédicale, en science infirmière, en nutrition, en gestion des hôpitaux et en pharmacie un accès dans ces hôpitaux pour leurs stages pratiques ou de responsabilité.

SC : Comment pourriez-vous évaluer cette mission ?

Vp Unek : L’évaluation est concluante. S’il faut faire province par province, nous avons pu obtenir quatre-vingt places à l’hôpital provincial de Bongor pour une année ; à kélo avec la taille de leur hôpital, nous avons obtenu également vingt places ; à Pala  nous en avons obtenu vingt places ; nous sommes allés obtenir trente places à Doba. Koumra n’a pas signé, mais nous a relancé par téléphone et nous convenons avoir quinze places et Moundou quinze places. Alors par vagues nous avons cent cinquante places et ce n’est pas mauvais. Le nombre des étudiants augmente et nous sommes à la recherche des lieux de stage et avec cent cinquante places ça peut contenir la totalité des étudiants en troisième année.

SC : Peut-on dire que cette mission fut une réussite ou comme aucune œuvre humaine n’est parfaite que faire pour l’améliorer prochainement ?

Vp Unek : D’abord la leçon à tirer ce que c’est une mission préparer. En ce sens que j’avais eu à prendre attache avec les délègues sanitaires par avances lesquels n’ont envoyé leurs email, j’ai dû leur envoyer les conventions et ils ont lu et certains ont eu même à convoquer leur staff pour un travail au préalable avant notre arrivé. Du point de vue méthodologique, Bongor, kélo, Pala et Doba ont reçu la convention à l’avance ce qui a fait qu’il était facile de la signer. Mais, comme Koumra n’a pas reçu la convention avant et c’est lorsque nous étions allés qu’on leur a donné les formulaires pour qu’ils prennent connaissance, c’est pourquoi cela n’a pas été facile. C’est par téléphone que nous avons jeté les bases de cette convention avec Koumra. C’est le même cas que Moundou. Mais, fort heureusement hier j’ai causé avec le délègue de la province du Logone Occidentale et il est partant. Nous sommes revenus avec un résultat de 80% et si nous parvenons à corriger les erreurs avec Koumra puisque Moundou est déjà d’accord, je pense qu’on aura fait 100% de réussite. C’est une mission à saluer.

SC : Quel avantage l’UNEK pourra-t-elle tirer de cette mission ?

Vp Unek : L’UNEK a tout à tirer. Parce que, nos étudiants ont commencé déjà à manifester leur mécontentement et à exprimer leur désaveux aux autorités décanales. L’année passée ils ont commencé par grogner vers mai et juin à propos de leurs stages, nous nous sommes battus pour renouveler avec l’hôpital Tchad-Chine et l’hôpital Notre Dame des Apôtre de Ndjamena a aussi pris quelques étudiants. Mais, avec le nombre grandissent des étudiants, l’UNEK a tout à gagner de ces conventions parce que dans moins de dix jours les étudiants en troisième année de santé iront en stage et il n’y aura plus de retard dans ce sens. L’UNEK aura aussi à gagner parce que dans cet accord nous avons également prévu le stage des étudiants en première et deuxième année de licence. Donc, on va faire cela en trois vagues : la troisième année de licence, puis la deuxième et enfin la première année. Nous sommes conscients que ce n’est pas suffisant. Mais, cette année nous avons tenté l’expérience du sud ; l’année prochaine on prospectera l’expérience du Nord en commençant par  Massakori, Bokoro, Abéché, pourquoi ne pas voir vers le Lac et le Kanem. Ceci pour permettre à Emi Koussi de tout gagner.

SC : Avez- vous un dernier mot à dire à l’attention générale ?

Vp Unek : Pour le public, il faut noter que chaque année nous nous engageons un peu plus. L’équipe dirigeante par la bénédiction de la hiérarchie s’est donnée le moyen de tenter l’expérience des provinces. Que le public nous fasse confiance. Paris ne s’est pas fait en un seul jour, l’Université Emi Koussi n’arrivera pas au sommet du faire en une seule journée, nous sommes en train de gravir petit à petit pour parvenir à un niveau de formation qui correspond à notre slogan. Je vous remercie.

Propos recueillis par

HAM-LONA SEMKADI Laurent

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